vendredi 26 février 2016

L'étranger de Albert Camus








  • Poche: 191 pages
  • Editeur : Gallimard (décembre 1971)
  •  Collection : Folio






 

Résumé

 «Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français...»



Avis

 Première expérience avec Albert Camus et premier avis positif. J'ai beaucoup apprécié ma lecture. L'écriture est belle et fluide.

Hormis l'écriture, j'ai bien aimé l'histoire en elle même, malgré que je me posais pas mal de question par rapport à notre anti-héro. L'étranger se réfère au faite que notre personnage principal est étranger à tout ce qui l'entoure. Il est dans son monde. Il est conscient des choses, des personnes et de ce qu'il se passe mais notre cher Meursault reste insensible à tout. C'est très déroutant, limite perturbant. Il est froid, sans aucune émotions . Il semble déconnecté de la réalité.

Dans l'étranger, Camus nous conte l'histoire de cette homme qui dans la première partie de l'histoire nous narre la mort sa mère avec une impassibilité totale quant au décès de celle ci. 
La seconde partie se porte principalement sur le procès de Meursault, après avoir tué un homme de plusieurs coups de pistolet. Même là, notre personnage reste indifférent à ce qui lui est reproché. Il est totalement spectateur du procès alors qu'il devrait tenter de s'en sortir mais non, il pourrait clairement s’enfoncer encore plus sans la présence de son avocat. Nous somme dans l'absurdité absolue.

Pour conclure, je pense que ce roman mérite d'être lu car il ne vous laissera pas indifférent... je pense également jeter un oeil sur les autres romans de cet auteur.

Face au juge lui demandant s’il regrette son geste :
« J’ai réfléchi et j’ai dit que plutôt que du regret véritable, j’éprouvais un certain ennui. J’ai eu l’impression qu’il ne me comprenait pas. »
Face aux gendarmes qui l’accompagnent qui lui demande s’il a le trac avant d’être jugé :
« J’ai répondu que non. Et même, dans un sens, cela m’intéressait de voir un procès. Je n’en avais jamais eu l’occasion dans ma vie. »
 

dimanche 21 février 2016

Did I Mention I Love You de Estelle Maskame







  • Poche: 416 pages
  • Editeur : Pocket Jeunesse (7 janvier 2016)
  • Collection : Pocket Jeunesse









Résumé
 
La trilogie-phénomène aux 4 millions de hits sur Wattpad. Eden, 16 ans, va passer l été dans la nouvelle famille de son père, à Santa Monica, en Californie. Il vient de refaire sa vie, ce qui signifie qu Eden a trois nouveaux demi-frères. Le plus âgé, Tyler, est un vrai bad-boy : séducteur, égocentrique, violent ... Mais Eden décèle en lui une grande fragilité, conséquence d'un lourd passé. Fascinée, elle ne peut s empêcher de succomber au charme de la seule personne qui lui est pourtant défendue : son demi-frère.


Avis:

 Si vous êtes utilisateur/ utilisatrice des réseaux sociaux et plus principalement Instagram, vous n'avez pu passer à côté de #DIMILY . Comme pour Anna Todd et son célèbre After, Estelle Maskame vient de Wattpad. La comparaison s'arrête là.

Avant de commencer, il y a un point positif à ce livre. Sa couverture qui est vraiment CANON !!  Sinon j'ai trouvé dans l'ensemble l'histoire sympathique. Parfait à lire pendant la période estivale histoire d'être raccord avec le moment où se déroule l'action du livre.
L'histoire est assez cliché avec la jeune Eden, jeune fille plutôt sage, posée, intelligente qui sait faire la part des choses et de l'autre côté Tyler, bad boy tatoué, musclé avec un sale caractère qui lui sert de protection pour ne pas découvrir ce qu'il est réellement .
Eden va se retrouver avec une bande d'amis dans la même veine avec la meneuse du groupe, le mec qui enchaîne les conquêtes, la fille trop sympa qui sera celle qui sera la plus proche d'Eden... le tout se déroulant en Californie.

L'écriture est simpliste et pas particulièrement addictive mais le roman se lit malgré tout rapidement. L'intrigue reste très minimaliste. Il manque cruellement de suspens histoire de nous tenir en haleine. En revanche les réponses concernant Tyler arrivent vite ce qui est bienvenue cela évitant de trainer la chose sur 3 tomes. Dommage également de ne pas avoir développé certains autres personnages secondaires comme Dean qui a l'air le plus 'normal' de la bande. J'espère que la suite nous donnera également plus de détails sur le pourquoi du comment sur la séparation des parents d'Eden ainsi qu'en apprendre encore plus sur le passé de Tyler.

#DIMILY est donc une trilogie et je me demande comment Estelle Maskame a réussie à faire 3 tomes avec très peu d'éléments. Je reste dubitatif et curieux quant à la suite. La fin m'a tout de même donnée envie de lire la suite sans me laisser sur un suspens de dingue bien au contraire... Je l'ai même trouvé un peu précipitée.

Pour terminer, je reste plutôt mitigé sur cette lecture simpliste niveau intrigue. En revanche, le décor Californien vous donnera une seule envie, prendre l'avion est partir passer des vacances là bas . Je reste intéressé de savoir ce que donnera le second tome #DIMINY car certaines choses peuvent être intéressantes à lire si le sujet est bien traité.





lundi 15 février 2016

Elle s'appelait Sarah de Tatiana de Rosnay ♥







  • Poche: 416 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche (22 septembre 2010)
  • Collection : Littérature & Documents


 Résumé:

 Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l'étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit.
Paniquée, elle met son petit frère à l'abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d'Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais. Elle s'appelait Sarah, c'est l'histoire de deux familles que lie un terrible secret, c'est aussi l'évocation d'une des pages les plus sombres de l'Occupation.


Avis:

 Avant toute chose, il faut savoir que cette lecture fut un véritable coup de cœur. Soit le premier de l'année ! Cela faisait déjà quelque temps que je voyais ce roman tourné sur Instagram et Youtube. Et quand je suis tombé dessus je n'ai pas hésité une seule seconde pour me le procurer.

'Elle s'appelait Sarah' est l'histoire bouleversante de Sarah, jeune fille, arrêtée et emmenée au vél d'hiv avec sa famille en juillet 1942 par la police française car ils étaient juif...

Le roman alterne entre les passages où nous vivons l'enfer qu'a vécue cette jeune fille et sa famille ainsi que de nombreux juifs, et des passages où nous nous retrouvons en 2002 soit 60 ans après, avec Julia Jarmond qui travaille justement sur la rafle jusqu'au jour où Julia va tomber sur une photo de Sarah et à partir de là, la journaliste fera tout son possible afin de la retrouver . La journaliste se donnera à fond pour Sarah allant jusqu'à découvrir qu'un lien entre Sarah et sa famille...

Comme dit précédemment, j'ai adoré ce roman . La façon d'alterner entre les deux époques est une excellente idée. Les passages concernant Sarah sont prenant, poignant, bouleversant... On se demande encore comment de telles actes ont pu avoir lieu. Cette histoire vous prend au tripes, clairement. Impossible de ne pas rester insensible. L'émotion est là et ne vous quitte pas !!
La plume de l'auteur est simple mais addictive. La fluidité du roman et les petits chapitres font de ce roman un page-turner qui nous tient en haleine du début à la fin . Le lourd sujet qu'est la rafle du Vel D'hiv, est très bien traité par Tatiana De Rosnay.Ce bouquin m'a donné envie d'en savoir encore plus sur le sujet.

Le seul point '''négatif''' est la fin. Je m'attendais à une toute autre fin, mais cela n’entache en rien ce sublime roman.

Pour finir, il faut absolument lire ce livre, si ce n'est pas déjà fait . Sachez que cette histoire a même était adaptée au cinéma ( https://www.youtube.com/watch?v=2ae8XaEkbBU ) .

lundi 8 février 2016

Phobos 2 de Victor Dixen







  • Broché: 496 pages
  • Editeur : R-jeunes adultes (18 novembre 2015)
  • Collection : R

 Résumé:

 Reprise de la chaïne Genesis dans 3 secondes... 2 secondes... 1 seconde...Ils croyaient maîtriser leur destin. Ils sont les douze pionniers du programme Genesis. Ils pensaient avoir tiré un trait sur leur vie d'avant pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées. En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations. Elle croyait maîtriser ses sentiments. Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l'amour. Elle pensait pouvoir ouvrir son coeur sans danger. En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé. Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier. Le deuxième tome haletant du thriller spatial de Victor Dixen, double lauréat du Grand Prix de l'Imaginaire.


Avis:

 INCROYABLE ! Voilà ce que j'ai ressenti en lisant ce second tome tant l'intrigue nous happe dès les premières pages ! J'ai été pris dans cette suite où suspens est le maître mot de ce tome . Les rebondissements s'enchaînent à nous rendre dingue. Les chapitres sont courts mais intenses. Comme pour le premier tome, nous avons l'intrigue qui se passe dans l'espace ainsi que celle qui se déroule sur terre avec d'un côté Serena et de l'autre Andrew, personnage très intelligent qui joue un rôle important dans ce tome ci.  L'histoire est incroyablement bien ficelée, travaillée et je n'ai rien vu venir quant à la fin de Phobos 2 et je vous avoue que je suis resté sur le cul, clairement. Une fin plutôt très inattendue avec des révélations très surprenantes qui nous laisse sans voix.
Et là c'est le drame!!!
Le tome s'arrête et il faut maintenant attendre la suite !!!
Insupportable attente !!
J'ai vraiment très hâte de pouvoir m'y plonger, et très vite j'espère.

Comme vous l'aurez compris, j'ai adoré ce tome ci bien plus que le premier que je trouvais plutôt répétitif hors là, une toute autre histoire nous attends, et elle vaut le détour! J'ai apprécié connaitre un peu plus les personnages et j'ai été ravi de partir à l'aventure avec Léonor, la petite frenchy de la bande, avec son caractère bien à elle.

J'ai adoré retrouver Andrew, personnage intriguant du premier tome qui se révélera important dans cette suite. En revanche, le personnage de Serena Mcbee est toujours autant détestable, surement encore plus que je le pensais. Toujours prête à tout pour l'argent et plus encore !!

J'ai tout aimé dans ce tome 2. De l'écriture fluide et addictive en passant par l'histoire originale qu'a créé Victor Dixen. En lisant ce bouquin, je voyais très nettement les images dans ma tête et je pense que cette série mérite d'être adaptée au cinéma !! Un grand spectacle ce roman .

Je pourrais vous en dire plus concernant l'intrigue exceptionnelle qui vous attends, mais je n'ai pas envie de trop en dire et de vous gâcher les surprises, bonnes ou mauvaises, qui vous attendent dans Phobos, deuxième du nom !

Pour finir, je n'est qu'une chose à dire : FONCEZ !!!!


mardi 2 février 2016

Paris est une fête de Ernest Hemingway



  • Poche: 352 pages
  • Editeur : Folio; Édition : édition revue et augmentée (6 septembre 2012)
  • Collection : Folio



Résumé:


 Au cours de l’été 1957, Hemingway commença à travailler sur les «Vignettes parisiennes», comme il appelait alors Paris est une fête. Il y travailla à Cuba et à Ketchum, et emporta même le manuscrit avec lui en Espagne pendant l’été 59, puis à Paris, à l’automne de cette même année. Le livre, qui resta inachevé, fut publié de manière posthume en 1964. Pendant les trois années, ou presque, qui s’écoulent entre la mort de l’auteur et la première publication, le manuscrit subit d’importants amendements de la main des éditeurs. Se trouve aujourd’hui restitué et présenté pour la première fois le texte manuscrit original tel qu’il était au moment de la mort de l’écrivain en 1961. Ainsi, «Le poisson-pilote et les riches», l’un des textes les plus personnels et intéressants, retrouve ici ces passages, supprimés par les premiers éditeurs, dans lesquels Hemingway assume la responsabilité d'une rupture amoureuse, exprime ses remords ou encore parle de «l’incroyable bonheur» qu’il connut avec Pauline, sa deuxième épouse. Quant à «Nada y pues nada», autre texte inédit et capital, écrit en trois jours en 1961, il est le reflet de l’état d’esprit de l’écrivain au moment de la rédaction, trois semaines seulement avant une tentative de suicide. Hemingway y déclare qu’il était né pour écrire, qu’il «avait écrit et qu’il écrirait encore»...


Avis:


Dans Paris est une fête, Ernest Hemingway nous raconte son Paris à l'époque où il y a vécu. A travers diverses 'vignettes', il nous fait découvrir son environnement, ses amitiés ou encore ses amours. Il nous y expose sa vie qui fut dure économiquement, entouré de sa femme et de leur enfant.

J'ai bien apprécié découvrir ce roman et par la même occasion l’auteur qu'est Ernest Hemingway. Je m'attendais à y découvrir une écriture plutôt ancienne hors non l'écriture est belle, il se lit très facilement et les vignettes sont presque toutes intéressantes à lire hormis une ou deux qui m'ont un peu ennuyées ! Je regrette seulement de ne pas y découvrir le tout Paris de cette époque car les vignettes se déroulent plus ou moins dans le même secteur.

Ce livre m'a donné envie de découvrir un peu plus l’œuvre de Ernest Hemingway. Ce livre est d'ailleurs à lire pour se plonger dans le Paris des années folles !

Je terminerais cette petite chronique par une citation du livre :

"Si vous avez la chance d’avoir vécu jeune homme à Paris, où que vous alliez pour le reste de votre vie, cela ne vous quitte pas, car Paris est une fête."